Pons

Cité Médiévale

Dominant la plaine du pays de Saintonge, surplombant une vallée où serpentent les bras marécageux de la Seugne, une place forte de défense et de surveillance règne sur son promontoire rocheux dominé par son emblématique donjon : Pons.

Population : 4 454
Habitants : les Pontois
Origine : du latin Pontes, signifiant « pont ». Attention, on ne prononce pas le –s !
Marchés : mercredi et samedi, les Halles place du Minage
Jeudi soir et dimanche matin, place Saint-Vivien
Foire mensuelle tous les premiers samedis du mois.

Tour à l’horizon

Le premier donjon, rasé en 1179 par Richard Cœur de Lion, venu mater une révolte de ses vassaux en Saintonge, fut reconstruit par Geoffroy III sire de Pons entre 1180 et 1185. Ses latrines servirent de cachots pendant la Réforme au seizième siècle. Ce puissant édifice est une tour rectangulaire d'une trentaine de mètres de haut. Ses contreforts peu saillants sont caractéristiques des donjons romans de l'ouest. Son entrée initiale du côté sud est surélevée, une passerelle mobile en permettait l'accès. Deux étroites et hautes fenêtres laissaient pénétrer la lumière au second étage maintenant disparu. De faux mâchicoulis, des créneaux et des échauguettes fantaisistes furent ajoutées au début du siècle.

 

 

Sur la route de Saint Jacques de Compostelle

Quand les premières hirondelles fendent l’air d’avril, il se dit que “les pèlerins ne sont pas loin”. Ils font partie des signes marquant les rythmes saisonniers. Ils vont descendre nombreux durant toute la belle saison avec un fort pic de fréquentation après Pâques. Pons est en effet une étape privilégiée sur l’un des grands chemins traditionnels. Avec son Hôpital-Neuf inscrit au Patrimoine de l'Humanité par l'Unesco en 1998 au titre des « chemins Jacquaires », la ville était considérée comme un gîte réputé accueillant sur le grand chemin passant par Saintes. C’était aussi le point de jonction d’un autre itinéraire en forme de raccourci pour les pèlerins voulant gagner plus rapidement les rives de la Gironde.

À la croisée des chemins

C’est le sourire aux lèvres que nous croisons Annie et Gérard de Fontenay le Comte. Cette aventure, le couple en avait l’idée depuis une quinzaine d’années. À la retraite de Madame, les vendéens s’équipent sans plus tarder pour cette première. L’itinéraire bien calé sur le devant du chariot, ils entament leur marche d’un pas motivé. Bien sûr, les pieds expriment quelques douleurs et le soleil rajoute un peu plus à l’épreuve. Qu’importe, mari et femme ont tout prévu : lunettes, caquettes et chaussettes renforcées… Arrivée prévue à Santiago de Compostela dans deux mois !

 

Place au 7ème art

Les caméras du réalisateur Jean Becker se sont posées dans la cité à l’occasion du tournage de La tête en friche. Les ruelles ont vu déferler un casting d’acteurs français de renom : Gérard Depardieu, Gisèle Casadesus, Patrick Bouchitey, Jean-François Stévenin, Régis Laspales… L’histoire d’une rencontre entre Germain, la cinquantaine, presque analphabète, et Margueritte, une très vieille dame très érudite. Un jour, ce candide va rencontrer Margueritte qui va lui lire à haute voix des extraits de romans. Germain va découvrir la magie des livres, dont il se croyait exclu à jamais. Mais Margueritte perd la vue, et pour l’amour de cette petite grand-mère malicieuse et attentive, il ira jusqu’à se mettre à lire pour elle.

 

 

 

Les eaux de la mémoire

La Seugne, précieux patrimoine pontois, fait corps avec ses habitants. Roger Vallat et Gérard Lochut auteurs de Pons, collection Mémoire en Images aux éditions Sutton, sont intarissables sur le sujet. “Chaque jour, la Seugne se découvre sous une nouvelle facette. Changeante au fil des saisons et au rythme de ses bras, elle est profondément vivante. Tanches, perches, brochets occupent son lit, vierge de pollution industrielle. Ses berges portent encore les traces des richesses de l’histoire économique de Pons, ses moulins, ses tanneries, ses pêcheries. Aujourd’hui, sa mise en valeur est amorcée avec notamment la construction de passerelles en bois, action menée en collaboration avec la municipalité et le lycée section génie civil.”

 

 

 

 

Pages de cultures

Le 20 septembre dernier, de belles lettres ont investi le jardin médicinal de l’Hôpital des Pélerins. À l’occasion de la 2è édition de la manifestation « Des livres au Jardin », une pléiade d’auteurs ont fait le déplacement : Catherine Borgella, Pierre Brandao, Michel Lis ou encore Patrice Drevet et Jean Becker, venu en voisin !

 

 

 

C’est vous qui le dites

Au détour d’une collection de sourires spontanés, la cité nous livre tous ses secrets. Regards et impressions.

1 Julien, agent du patrimoine à l’office de tourisme : “La fréquentation de Pons en terme touristique s’élève à 18000 visiteurs par an, essentiellement des Français séduits par l’aspect historique de la ville. Quant aux pélerins, ils devraient être plus nombreux en 2010 à l’occasion de l’année jacquaire. Pons se révèle également animée toute l’année, avec ses rendez-vous et rencontres qui associent culture et patrimoine.”
2 Claudette, Catherine et Marguerite : “Avec ma mère, nous pouvons dire que nous avons eu littéralement un coup de foudre pour Pons qui nous accueille pour la journée. Il se dégage des pierres, du donjon, des monuments quelque chose de merveilleux. Au cours de notre promenade, nous avons fait la connaissance de Claudette, une pontoise qui nous a éclairées sur sa ville.”
3 Michelle : “Je vis ici depuis une quinzaine d’années et j’apprécie la chaleur des Pontois. Un quotidien charmant ponctué de balades et de rencontres avec les pélerins. J’adresse un coucou à ma petite fille Laura.”
4 Adrien, Isabelle, Clara, Léa, Karine, Clémence et Nathalie : “Pons est une petite ville tranquille qui compte un tissu associatif dense notamment pour les activités sportives et culturelles des enfants.”
5 Stéphane, Bastien et Dimitri : “Je suis venu ici pour changer de paysage et j’avoue ne pas avoir été déçu. Le donjon, l’Hôpital des Pélerins sont emblématiques. Par ailleurs, je suis arbitre de handball sur mon temps de loisir.”
6 Marcel : “Je suis originaire du Lot et Garonne et j’enseigne au Lycée Émile Combes, une structure de formation en milieu rural qui concerne les filières générales, technologiques industrie lourde et professionnelles. Je dirais qu’il fait bon vivre à Pons pour son calme, son esthétisme, ses activités et sa proximité avec les grandes villes.”

 

 

 

 

Savoir-faire à croquer

La viticulture est depuis longtemps l'activité principale de Pons et de son Canton. Située à une vingtaine de kilomètres de Cognac au contact du terroir de la Petite Champagne et de celui des Fins Bois, Pons offre ainsi à ses visiteurs l'occasion de déguster Pineau et Cognac dans les caves des viticulteurs Pontois et des environs. Mais la viticulture n'est pas la seule richesse économique de cette Cité. Les célèbres biscuits Colibri sont fabriqués à Pons ce qui lui a valu pendant longtemps le nom de "Pons Cité des Biscuits".